
Le Burkina Faso fait face à une intensification de la répression contre la société civile, selon Human Rights Watch, la Fédération internationale pour les droits humains, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et l’Observatoire KISAL.
Le 15 avril 2026, les autorités militaires ont dissous 118 organisations, invoquant une loi adoptée en juillet 2025, sans fournir de justifications précises. Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large amorcée depuis le coup d’État de 2022, marquée par la réduction progressive de l’espace civique : suspensions d’ONG et de médias, expulsions d’organisations internationales, arrestations arbitraires et intimidations visant journalistes, défenseurs des droits humains et travailleurs humanitaires.
Parallèlement, de nouvelles mesures administratives et sécuritaires renforcent le contrôle de l’État sur les activités associatives, notamment l’obligation de “visa statistique” pour les recherches et l’imposition de contraintes lourdes aux ONG étrangères. Des cas d’arrestations, de disparitions forcées et d’enrôlements illégaux ont également été signalés, souvent justifiés par le contexte de lutte contre les groupes armés. Pour les organisations de défense des droits humains, ces pratiques violent les normes internationales en matière de libertés d’expression et d’association, et traduisent une volonté des autorités de faire taire les voix critiques, au risque d’aggraver le climat de peur et de fragiliser davantage la cohésion sociale.
Le communiqué de presse officiel ici





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